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Le Festival d’Annecy : la ville devenue capitale mondiale de l’animation

Depuis 1960, chaque juin, Annecy accueille le plus grand festival de cinéma d’animation au monde. Son histoire, ce que ça change en ville, comment en profiter.

Ruelle à arcades et canal du Thiou dans la vieille ville d’Annecy, façades colorées se reflétant dans l’eau.
Ruelle à arcades et canal du Thiou dans la vieille ville d’Annecy, façades colorées se reflétant dans l’eau.

Une semaine par an, la ville la plus photographiée des Alpes change de sujet : les terrasses parlent storyboards, les badges remplacent les serviettes de plage, et des avions de papier volent dans les salles avant chaque séance. Depuis 1960, Annecy accueille le plus grand festival de cinéma d’animation au monde — et ce n’est pas un hasard de calendrier, c’est une histoire d’adoption réciproque.

1960 : le pari

À la fin des années 1950, l’animation est un art sans capitale : les festivals de cinéma la traitent en curiosité. Un groupe de passionnés obtient qu’Annecy accueille des Journées internationales du cinéma d’animation — première édition en juin 1960. Le pari tient, l’événement devient annuel, et la ville s’y attache au point que l’animation devient une part de son identité, aussi sûrement que le lac.

Soixante-cinq ans plus tard, le rapport de force s’est inversé : c’est l’industrie mondiale — studios, écoles, plateformes — qui fait le voyage chaque juin. Les grandes premières s’y jouent, le marché du film s’y négocie, et une génération entière d’animateurs a appris le métier dans ses salles.

Ce que ça change en ville, une semaine par an

Pour le visiteur non accrédité, le festival reste très accessible :

  • Les projections en plein air sur le Pâquier, gratuites, le soir — la grande pelouse du bord du lac devient la plus belle salle de cinéma des Alpes.
  • L’ambiance : courts-métrages affichés partout, files devant Bonlieu, avions en papier — un rituel du public d’Annecy — et une ville entière qui joue le jeu.
  • La leçon pratique : c’est LA semaine où l’hébergement se tend le plus après la Fête du lac. On réserve des mois à l’avance, ou l’on vient à la journée.

Le reste de l’année : le musée

L’animation ne quitte pas la ville avec les badges. Le Musée du film d’animation est installé dans le château-musée au-dessus de la vieille ville — praxinoscopes, celluloïds et un parcours qui va des jouets optiques aux films numériques. C’est l’une des meilleures cartes des jours de pluie, et le complément logique d’une visite du château comtal.

Ce qu’on ne ferait pas

  • Chercher une chambre « pour voir » la semaine du festival. Sans réservation très anticipée, vous dormirez loin.
  • Croire que c’est réservé aux professionnels. Le plein air du Pâquier est gratuit, et les séances publiques existent.
  • Venir en juin pour la tranquillité. C’est la semaine la plus dense du début d’été — on vient POUR le festival, ou une autre semaine.
  • Rater les avions en papier. Avant les séances du soir, c’est la tradition du public — mieux vaut le savoir que le découvrir en les recevant.

Beaucoup de villes ont un festival ; peu ont laissé un art les définir. Annecy a fait ce choix en 1960, avant que l’animation ne soit à la mode — et c’est exactement pour ça que l’animation le lui rend chaque juin.

Questions fréquentes

Quand a lieu le Festival d’Annecy ?
Chaque année en juin, sur environ une semaine. Créé en 1960, c’est le plus grand rendez-vous mondial du cinéma d’animation.
Faut-il être professionnel pour assister au Festival d’Annecy ?
Non : les séances sont ouvertes au public avec une accréditation ou des billets, et une partie de la fête est gratuite — projections en plein air sur le Pâquier et ambiance dans toute la ville.
Que voir à Annecy sur l’animation en dehors du festival ?
Le Musée du film d’animation, installé dans le château-musée au-dessus de la vieille ville, se visite toute l’année.

Sources

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