Chalet La Pricaz
La table du col de la Forclaz
Notre avis
Une table de montagne sans façon, portée par une vue qui n’a pas d’équivalent sur le lac depuis une terrasse aussi accessible. La rédaction y est allée pour un déjeuner et en garde un excellent souvenir — à condition de viser une table côté vide.
Le col de la Forclaz n’est pas un simple point de vue : c’est le seuil au-dessus duquel le lac disparaît sous la mer de nuages les matins d’automne, et le point de départ des parapentes qui descendent ensuite se poser du côté de Doussard. Le Chalet La Pricaz est construit exactement là, sur la crête, avec une terrasse qui donne sur le vide et sur l’eau turquoise du lac, quatre cents mètres plus bas.
Ce qu’on commande
La carte reste courte et sans surprise : tartiflette, fondue, raclette et reblochonade, préparées avec des produits locaux plutôt que réchauffées à la chaîne. Ce n’est pas la cuisine qui justifie la montée jusqu’ici, c’est l’association des deux — une planche généreuse posée sur une table qui surplombe tout le bassin annécien. Les avis reviennent souvent sur la générosité des assiettes et sur un accueil qui reste chaleureux même un dimanche de forte affluence.
La terrasse, avant tout
Deux salles existent pour les jours de mauvais temps, mais la terrasse est la vraie raison d’y aller : vue sur le lac d’un bout à l’autre, et un défilé de parapentes qui décollent à quelques mètres de là toute la journée. Réserver une table côté vide fait toute la différence — les places contre la façade n’ont pas la même vue.
Ce qu’on ne ferait pas
Monter un jour de brouillard bas : la table perd tout son intérêt sans la vue, et la route en lacets devient longue pour rien. Mieux vaut vérifier le ciel avant de partir, surtout depuis Annecy où l’on ne voit pas toujours ce qui se passe en altitude.